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Le Liban, Israël et les États-Unis ont publié une déclaration commune annonçant la mise en œuvre d’un cessez-le-feu entre Beyrouth et Tel-Aviv, à l’issue d’un nouveau round de négociations directes à Washington, fait rare entre deux pays officiellement en guerre, a rapporté jeudi 4 juin le quotidien libanais Annahar.

Le président libanais Joseph Aoun avait demandé la tenue de ces discussions pour tenter d’obtenir l’arrêt des frappes israéliennes et de replacer la sécurité du sud du pays sous l’autorité de l’État, après l’ouverture par le Hezbollah d’un front contre Israël en soutien à l’Iran le 2 mars.

Ce cessez-le-feu est toutefois conditionné à l’arrêt total des tirs du Hezbollah et au retrait de ses membres du sud du Litani, fleuve situé à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne. Cette condition vise à éloigner le mouvement chiite pro-iranien de la zone frontalière, au cœur des affrontements avec Israël.

Le texte prévoit aussi la création de « zones pilotes » où l’armée libanaise exercerait seule le contrôle du territoire, sans présence de groupes armés non étatiques.

Les discussions politiques et sécuritaires doivent reprendre durant la semaine du 22 juin, avec l’objectif d’aboutir à un accord plus large sur la sécurité et la paix.

Le cadre discuté à Washington inclut le démantèlement des groupes armés non étatiques et la prévention de leur reconstitution, une formulation visant directement le Hezbollah, qui n’a pas participé aux négociations.

La principale inconnue reste donc la position du mouvement pro-iranien, dont dépendra largement l’application réelle du cessez-le-feu.

Source : Annahar