L’Algérie, le Niger et le Nigeria ont validé mercredi 3 juin à Alger le rapport final de l’étude de faisabilité du gazoduc transsaharien, vieux projet censé acheminer du gaz nigérian vers l’Algérie via le Niger, a rapporté le média local El Khabar, citant le ministère algérien des Hydrocarbures.
Les trois pays ont adopté ce rapport comme référence technique et économique pour passer aux prochaines étapes du projet, selon la même source.
Alger a aussi annoncé le lancement des travaux du tronçon algérien du gazoduc, dont le coup d’envoi doit être donné jeudi depuis le champ d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar.
Le projet total doit s’étendre sur plus de 4.000 kilomètres, avec une capacité de transport estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz par an.
Il doit permettre au Nigeria d’exporter une partie de son gaz vers les marchés régionaux et internationaux via les infrastructures algériennes de transport, de traitement, de liquéfaction et d’exportation.
Le projet reste toutefois complexe, en raison de son coût, de la longueur du tracé et de l’instabilité dans plusieurs zones sahéliennes qu’il doit traverser.
En parallèle, des filiales du géant pétro-gazier algérien Sonatrach et la société nigérienne Sonidep ont signé mercredi trois mémorandums portant sur le forage de puits au Niger, le traitement de données sismiques et la distribution de produits pétroliers, selon le média local El Chourouk.