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La moitié des membres du Hezbollah auraient été tués, blessés ou rendus incapables de combattre depuis le début de la guerre avec Israël, selon des estimations israéliennes citées par le quotidien israélien Maariv et reprises jeudi 4 juin par MTV Al lubnaniya, chaîne libanaise privée critique du mouvement islamiste pro-iranien.

Ce chiffre doit être lu avec prudence. Avant la guerre ouverte le 8 octobre 2023, Hassan Nasrallah revendiquait 100.000 combattants, un nombre largement considéré comme gonflé. Les estimations indépendantes tablaient plutôt sur quelques dizaines de milliers de combattants actifs et réservistes.

Depuis, le mouvement pro-iranien a subi plusieurs chocs majeurs : les explosions de bipeurs et talkies-walkies en septembre 2024, les frappes ayant décimé sa direction et la reprise de l’offensive israélienne au Liban le 2 mars 2026.

Les pertes ne concernent pas seulement les combattants. Les explosions de septembre 2024 ont tué des dizaines de personnes et blessé plusieurs milliers d’autres, dont des membres du Hezbollah mais aussi des civils. Depuis mars, les frappes israéliennes au Liban ont également tué des secouristes, selon le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah ne confirme pas ces chiffres, qui n’ont pas été vérifiés de manière indépendante. Mais même pris avec prudence, ils illustrent l’ampleur de l’attrition subie par le mouvement, très affaibli, depuis l’ouverture du front libanais en soutien au Hamas.

Le quotidien israélien affirme aussi que le Hezbollah aurait utilisé des appartements résidentiels et des tentes comme centres d’opérations, une accusation qui n’a pas non plus été vérifiée de manière indépendante.

Source : MTV Al lubnaniya / Maariv