L’actu arabe en un clin d’œil

Le Liban et Israël ont achevé leur sixième cycle de négociations consacré à la mise en œuvre de l’accord-cadre signé à Washington le 26 juin dernier, a rapporté le média An-Nahar.

Les discussions des 14 et 15 juillet ont porté notamment sur l’instauration de « zones pilotes » au Sud-Liban, où l’armée libanaise doit progressivement prendre position. Ces « zones pilotes » concernent plusieurs localités du Sud-Liban, principalement situées dans les districts de Nabatiyeh et de Tyr, à proximité de la zone frontalière avec Israël, précise le quotidien libanais.

Elles incluent notamment Zaoutar-Est, Zaoutar-Ouest, Froun, Ghandouriyé, Qalaouay et Bourj Qalaouay, des secteurs où l’armée libanaise doit progressivement se déployer après un éventuel retrait israélien. Israël cherche également à intégrer Srifa, dans le caza de Tyr, à cette liste, estimant que cette localité abriterait plusieurs infrastructures militaires et dépôts d’armes du Hezbollah.

Selon l’ambassade américaine à Beyrouth, les discussions ont été « positives » et les deux parties seraient parvenues à un accord sur la structure et les grandes lignes du processus.

Une rencontre décisive entre Aoun et Trump

Les prochaines étapes porteront sur les aspects techniques : calendrier du retrait israélien, déploiement de l’armée libanaise et mécanismes de contrôle.Beyrouth réclame un calendrier précis, tandis qu’Israël insiste sur la nécessité de vérifier le désarmement du Hezbollah dans les zones concernées.

La supervision du processus pourrait être confiée à l’armée américaine, plutôt qu’à la FINUL. Washington va contribuer au futur « Groupe de coordination militaire pour le Liban » (MCG4L), qui remplace l’ancien mécanisme de surveillance, en déployant environ 35 officiers et 200 soldats.

Les négociations achoppent encore sur plusieurs points, notamment l’accès aux propriétés privées dans le cadre des opérations de vérification. Israël souhaite également la création d’une commission réunissant Tel-Aviv, le Commandement central américain (Centcom) et une tierce partie agréée.

De surcoît, le média Al Akhbar, proche du Hezbollah, indique que l’armée israélienne pourrait étendre ses opérations dans le sud-Liban en cas de continuation des affrontements entre Iraniens et Américains dans le Golfe.

La prochaine étape diplomatique majeure aura lieu le 21 juillet à Washington, avec une rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et Donald Trump. Beyrouth espère obtenir un soutien américain renforcé pour le retrait israélien, le renforcement de l’armée libanaise et la mise en œuvre de l’accord.

La visite annoncée de Benjamin Netanyahu aux États-Unis au même moment pourrait donner une dimension politique supplémentaire à ces discussions. Le président libanais exclut toute rencontre avec le Premier ministre israélien lors de son déplacement aux Etats-Unis.

Source: An-Nahar / Al Akhbar