Une attaque de drone a visé ce 29 juillet le port égyptien de Damiette, sur la côte méditerranéenne, provoquant un incendie à bord de deux navires, dont le méthanier américain Energos Winter, a indiqué Al-Masry Al-Youm.
Les autorités ont indiqué que le feu avait été rapidement maîtrisé et qu’aucune victime n’était à déplorer, mais cet incident constitue la première attaque recensée sur le territoire égyptien depuis le début de l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran.
Selon plusieurs responsables égyptiens, les premières investigations orientent les soupçons vers l’Iran, même si aucune revendication n’a été formulée. L’attaque a perturbé les opérations du terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) de Damiette, un maillon essentiel des exportations énergétiques de la région, les deux navires ayant été déplacés au large le temps des inspections.
Au-delà des dégâts matériels, l’incident met en lumière la vulnérabilité croissante des infrastructures énergétiques situées hors du golfe Persique. Depuis le début du conflit, plusieurs pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Irak, cherchent à contourner le détroit d’Ormuz en développant de nouveaux itinéraires d’exportation via la mer Rouge, la Méditerranée ou de nouveaux oléoducs. L’attaque de Damiette montre toutefois que ces corridors alternatifs pourraient eux aussi devenir des cibles.
L’incident est intervenu quelques heures après des frappes américaines et saoudiennes contre des groupes alliés de Téhéran en Irak et une riposte iranienne contre des forces américaines en Jordanie. Interrogé à la Maison Blanche, Donald Trump a laissé entendre que l’Iran était responsable de l’attaque, promettant une réponse ferme.
Cet épisode souligne l’extension progressive des risques sécuritaires à l’ensemble des infrastructures énergétiques régionales, y compris celles jusqu’ici considérées comme relativement protégées.
Source: Al-Masry Al-Youm