Des membres de l’armée marocaine sont arrivés en Israël afin de participer aux travaux préparatoires de la future Force internationale de stabilisation (ISF) destinée à être déployée dans la bande de Gaza.
L’information a été confirmée par un responsable du « Conseil de Paix » de Donald Trump, qui a précisé le 23 juin sur la plateforme X que le contingent est arrivé le 18 juin au quartier général de la mission dans le sud d’Israël.
Selon cette source, quatre officiers marocains participent actuellement à la structuration de la force et apportent leur expertise dans plusieurs domaines, notamment les questions de sécurité et de police.
Le Maroc avait annoncé dès février son intention d’envoyer des policiers et militaires à Gaza, devenant ainsi le premier pays arabe à soutenir publiquement ce projet porté par Washington.
Une initiative mort-née ?
Cette initiative s’inscrit dans la deuxième phase du plan élaboré par Donald Trump pour mettre fin durablement au conflit à Gaza.
Ce plan, approuvé par le Conseil de sécurité de l’ONU, prévoit notamment un retrait progressif des forces israéliennes, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale chargée de stabiliser le territoire.
Outre le Maroc, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie avaient également annoncé qu’ils enverraient des troupes dans l’enclave palestinienne. La Jordanie et l’Egypte assureront quant à eux la formation des forces de police à Gaza.
Toutefois, malgré l’existence d’un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre, la mise en œuvre de cette feuille de route reste largement bloquée. Le Hamas s’est dit ouvert à la présence d’une force internationale, à condition qu’elle ne s’immisce pas dans les affaires internes de Gaza.
Sur le terrain, la situation demeure particulièrement tendue. Israël affirme vouloir prendre possession de 70% de la bande de Gaza, tandis que les deux camps s’accusent régulièrement de violer la trêve. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, plus de 1 027 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes, selon les autorités sanitaires de Gaza.
Source: Board of Peace