L’actu arabe en un clin d’œil

Alors que le 5e cycle des négociations entre Israël et le Liban a débuté depuis le 23 juin, un responsable du Département d’État américain a annoncé ce 25 juin que les forces israéliennes s’étaient retirées d’une partie du territoire qu’il occupe, ajoutant que l’armée libanaise devrait désormais « prendre le relais », rapporte Reuters, cité par An-Nahar.

Toutefois, des responsables israéliens cités par le média Haaretz ont démenti l’annonce américaine. D’ailleurs, le 24 juin, Benjamin Netanyahu avait indiqué que « tant que je serai Premier ministre, nous maintiendrons la zone de sécurité dans le sud du Liban ».

Le ministre israélen de la Défense Israel Katz a de surcroît assuré qu’Israël ne se retirerait pas du Liban-Sud, « même s’il y avait une demande américaine en ce sens » et que les 200 000 habitants libanais déplacés « ne retourneront pas » chez eux.

Toujours le même blocus

Concernant les pourparlers en cours, le média francophone L’Orient Le Jour fait état de fortes divergences, notamment sur les « zones pilotes » prévues pour un retrait israélien progressif et un déploiement de l’armée libanaise.

Les discussions auraient achoppé sur le point de départ du retrait, Beyrouth exigeant qu’il commence dans les zones déjà occupées au sud du Litani, tandis qu’Israël propose d’autres secteurs, alimentant la méfiance entre les deux délégations. Toujours selon le quotidien libanais, la délégation libanaise a même quitté la salle re réunion, évitant d’être prise en photo aux côtés des Israéliens.

De son côté, Washington évoque un mécanisme progressif de sécurisation des zones par l’armée libanaise, avec formation et supervision américaine, mais ces conditions sont rejetées par une partie de la classe politique libanaise.

Sur le terrain, le média Al Akhbar fait un état d’un calme précaire après une frappe de drone dans la région de Nabatiyé le 24 juin, faisant deux morts.

Depuis plusieurs semaines, des délégations libanaises et israéliennes se retrouvent aux États-Unis dans le cadre de discussions visant à mettre un terme au conflit. Beyrouth conditionne toute avancée vers un accord global au retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais. De son côté, Israël exige au préalable le désarmement intégral du Hezbollah avant d’envisager un retrait progressif. Une exigence rejetée par le mouvement chiite, qui refuse jusqu’à présent de remettre son arsenal.

Source: An-Nahar / Al Akhbar