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L’Arabie saoudite étudie une hausse de capacité de son oléoduc Est-Ouest, aussi appelé Petroline, afin d’exporter davantage de pétrole par la mer Rouge sans passer par le détroit d’Ormuz, a rapporté Al Arabiya, citant Reuters mardi 7 juillet.

L’oléoduc relie les champs pétroliers de l’est du royaume au port de Yanbu, sur la côte ouest saoudienne. Il peut aujourd’hui transporter environ 7 millions de barils par jour, dont 5 millions destinés à l’exportation et 2 millions aux raffineries de la mer Rouge.

Le projet à l’étude porterait sur une capacité supplémentaire pouvant atteindre 2 millions de barils par jour. Cette hausse pourrait passer par une conduite supplémentaire ou par des améliorations du réseau existant, selon Reuters.

Petroline a été construit dans les années 1980 pour réduire la dépendance saoudienne au détroit d’Ormuz, par lequel transite une partie importante du pétrole du Golfe. Les perturbations récentes dans le détroit, causées par le conflit entre l’Iran et la coalition américano-israélienne ont redonné du poids à cette route terrestre vers Yanbu.

Riyad a aussi engagé des discussions préliminaires avec le Koweït, Bahreïn et le Qatar, dont les exportations pétrolières dépendent davantage d’Ormuz. Le patron de Kuwait Petroleum Corporation, Sheikh Nawaf al-Sabah, a confirmé des discussions sur la possibilité de faire passer des barils koweïtiens par le réseau saoudien.

Le projet prendrait toutefois plusieurs années et coûterait plusieurs milliards de dollars. Il poserait aussi des questions commerciales, notamment sur les conditions d’accès au réseau saoudien et la tarification du brut exporté depuis Yanbu.