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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a averti que des groupes de colons israéliens pourraient être inscrits sur la liste noire des Nations unies pour violences graves contre des enfants palestiniens, si les attaques se poursuivent au même niveau en 2026, a rapporté jeudi 18 juin l’agence palestinienne WAFA, citant un rapport de l’ONU.

Les violences suivies par l’ONU incluent les meurtres et mutilations d’enfants, les violences sexuelles, les enlèvements, le recrutement d’enfants, les attaques contre des écoles et des hôpitaux, ainsi que le refus d’accès humanitaire.

« Je suis profondément alarmé par la hausse vertigineuse des attaques menées par des colons israéliens et ayant entraîné des violences graves contre des enfants palestiniens », a déclaré M. Guterres dans le rapport annuel de l’ONU sur les enfants dans les conflits armés.

Selon WAFA, le rapport attribue 326 cas de violence grave à des colons israéliens en 2025. L’armée israélienne se voit, elle, attribuer 9.465 cas de violence grave contre des enfants dans les territoires palestiniens occupés et en Israël.

« Je suis consterné par l’ampleur des cas de violences graves commises contre des enfants dans les territoires palestiniens occupés et en Israël, notamment par l’utilisation généralisée d’armes explosives dans des zones peuplées », a également déclaré le secrétaire général de l’ONU.

Les territoires palestiniens occupés et Israël ont enregistré en 2025 le plus haut niveau de violences graves contre des enfants parmi les situations de conflit suivies par l’ONU, selon le rapport.

Les Nations unies disent avoir vérifié la mort de 2.668 enfants palestiniens dans la bande de Gaza et de 57 autres en Cisjordanie.

Israël figure déjà dans les annexes du rapport consacrées aux parties responsables de violations graves contre des enfants. Mais cette édition met pour la première fois l’accent sur les groupes de colons israéliens comme candidats possibles à une inscription future, si le niveau des violations se répète en 2026.

Le rapport maintient aussi les Brigades Al-Qassam du Hamas et des groupes palestiniens affiliés sur la liste, notamment pour meurtres, mutilations et enlèvements d’enfants. Il attribue 2.806 cas de violences graves à des groupes armés palestiniens.

Une inscription sur la liste de l’ONU ne déclenche pas automatiquement de sanctions, mais elle expose les parties concernées à une pression diplomatique accrue et les oblige généralement à négocier avec l’ONU un plan d’action pour en sortir.