Le Yémen connaît depuis le 3 septembre certains de ses affrontements les plus violents depuis plusieurs années. Les Houthis ont lancé une vaste offensive contre les forces du gouvernement reconnu internationalement dans les provinces de Taëz et Hodeïda, dans l’ouest du pays.
Les combats ont fait plus de 120 morts en deux jours, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources militaires et médicales des deux camps. Aucun bilan officiel consolidé n’a pour l’instant été publié.
L’offensive combine combats terrestres, tirs de roquettes et attaques de drones. Les Houthis cherchent notamment à progresser vers les hauteurs dominant Bab el-Mandeb, détroit stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.
Vers le retour de la guerre civile au Yémen ?
Les rebelles tenteraient également d’isoler le port de Mokha, contrôlé par les forces gouvernementales et situé à proximité du détroit. Ces dernières affirment avoir repris plusieurs positions à l’ouest de Taëz tandis que des renforts ont été envoyés depuis Aden.
Le 5 septembre, l’escalade s’est poursuivie avec des frappes aériennes des forces gouvernementales contre des positions houthies à Taëz et Hodeïda, en soutien aux opérations terrestres.
L’enjeu dépasse le seul territoire yéménite : Bab el-Mandeb constitue l’une des principales voies maritimes entre l’Asie et l’Europe via la mer Rouge et le canal de Suez. Son importance s’est encore renforcée avec les fortes perturbations touchant actuellement le détroit d’Ormuz.
Cette nouvelle offensive confirme surtout la reprise de la guerre à grande échelle au Yémen, après plusieurs années durant lesquelles la trêve conclue en 2022 avait fortement réduit les combats entre Houthis et forces gouvernementales.
Source: Al-Jazeera / Anadolu