Les États-Unis ont officiellement engagé le 8 juillet la procédure visant à retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme, une désignation en vigueur depuis 1979, sous le régime de Hafez al-Assad, a rapporté Enab Baladi. Le secrétaire d’État Marco Rubio a notifié le Congrès le 8 juillet, ouvrant un délai de 45 jours avant l’entrée en vigueur de la décision, sauf opposition des parlementaires, jugée peu probable.
Pour Damas, cette annonce marque une étape majeure dans le rapprochement engagé avec l’administration de Donald Trump. Les autorités syriennes estiment que cette mesure favorisera la reprise économique, facilitera les investissements étrangers et créera les conditions nécessaires à la reconstruction du pays après plus d’une décennie de guerre.
Au-delà de sa portée symbolique, cette décision mettrait fin à l’un des principaux obstacles juridiques pesant sur les entreprises souhaitant investir en Syrie. La sortie de cette liste réduirait le risque de sanctions secondaires, faciliterait le dégel de certains avoirs et permettrait à Damas de réintégrer progressivement les circuits du commerce international.
Washington justifie cette évolution par les mesures prises ces derniers mois par le président syrien Ahmed al-Chareh en matière de lutte contre le terrorisme et de stabilisation du pays. L’administration américaine estime qu’une Syrie stable servirait les intérêts de toute la région.
Cette évolution ouvre également des perspectives économiques pour les entreprises américaines. Des groupes énergétiques comme Chevron et ConocoPhillips sont déjà évoqués pour participer à la réhabilitation des infrastructures énergétiques syriennes, notamment les champs gaziers, les projets pétroliers et les réseaux électriques.
Si le Congrès valide définitivement cette décision, elle marquera la fin d’une page ouverte il y a près d’un demi-siècle dans les relations entre Washington et Damas.
Cette décision pourrait permettre à la Syrie d’amorcer la reconstruction du pays en facilitant le retour des investisseurs étrangers et l’accès aux financements internationaux. Un enjeu majeur alors que la Banque mondiale estime le coût total de la reconstruction à 216 milliards de dollars.
Source: Enab Baladi