La nomination de Tom Barrack comme envoyé spécial du président américain pour l’Irak, la Syrie et de la Turquie, illustre la volonté de la Maison-Blanche d’adopter une approche régionale intégrée du Moyen-Orient, explique une analyse d’Al Alam al jadid paru le 4 juin.
Cette décision, annoncée fin mai par Donald Trump, s’inscrit dans une logique de gestion coordonnée des dossiers irakien, syrien, libanais et turc.
Proche du président américain, Tom Barrack est perçu comme un intermédiaire influent capable de relancer les relations entre Bagdad et Washington dans un contexte marqué par l’influence iranienne et la question du désarmement des factions armées, rapporte le quotidien irakien. Sa mission devrait également porter sur la stabilisation politique et la redéfinition des équilibres institutionnels en Irak.
Pour ses partisans, son expérience et son réseau régional lui donnent un avantage pour traiter des dossiers complexes. Mais ses détracteurs soulignent les sensibilités politiques qu’il devra affronter, notamment autour du rôle de l’État central et des questions tribales.
Washington entend ainsi traiter l’Irak non pas isolément, mais comme une pièce d’un ensemble régional interconnecté incluant la Syrie, le Liban, la Turquie et l’Iran, dans une phase de recomposition du Moyen-Orient.
Source: Al Alam al jadid