Mazloum Abdi, commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), a exclu mercredi 13 mai tout retour à la guerre avec Damas, malgré les tensions persistantes autour de l’intégration militaire, administrative et politique du nord-est syrien à l’État central.
Dans un entretien accordé à l’agence Hawar, proche des FDS, et repris par Enab Baladi, il a affirmé que le processus avançait « graduellement », notamment sur le volet militaire, mais que plusieurs dossiers restaient sensibles.
Les principaux blocages portent sur l’intégration des juges de l’administration autonome, l’enseignement en langue kurde, la reconnaissance des diplômes délivrés dans le nord-est syrien et le retour des déplacés à Afrine, Ras al-Aïn et Tall Abyad.
Le dossier judiciaire a notamment cristallisé les tensions après le retrait la semaine dernière de la langue kurde de la plaque du palais de justice de Hassaké, avant de nouvelles discussions avec Damas.
Mazloum Abdi a également évoqué le sort de combattants des FDS détenus après des affrontements avec les forces gouvernementales, tout en affirmant que les différends devaient être réglés par le dialogue.