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Dans le gouvernorat de Hassaké, au nord-est de la Syrie, des manifestations kurdes se multiplient depuis plusieurs jours dans les zones rurales, sur fond de détérioration aiguë des services publiques, a rapporté le 9 juin un article d’Enab Baladi.

Les habitants dénoncent des pénuries persistantes d’eau, d’électricité, de carburant et de pain, ainsi qu’un chômage massif et une hausse continue du coût de la vie.

Au-delà des revendications socio-économiques, ces mobilisations portent également une dimension politique. Elles interviennent dans un contexte de mise en œuvre jugée lente et incomplète de l’accord du 29 janvier entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes et anciennement soutenues par les forces américaines.

Les habitants dénoncent des déséquilibres dans l’application des réformes administratives et des mécanismes d’intégration locale, alimentant un sentiment d’injustice et de marginalisation.

Selon Enab Baladi, les critiques visent aussi la gestion des institutions locales, perçue comme opaque et inefficace, notamment en matière de répartition des emplois et de représentation des différentes composantes de la région.

Pendant plusieurs années, dans le sillage de la guerre civile, le nord-est de la Syrie a fonctionné sous une forme d’autonomie de facto administrée par les Forces démocratiques syriennes (FDS). Depuis le changement de pouvoir à Damas en décembre 2024, les nouvelles autorités syriennes cherchent à réaffirmer l’unité et la centralisation de l’État, remettant ainsi en cause les prérogatives acquises par les autorités kurdes qui administraient jusqu’ici cette région.

Source: Enab Baladi