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JPMorgan Chase, aux côtés de banques du Golfe, participe à un financement de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie, selon des informations rapportées par Al Jazeera le 2 juillet, citant Bloomberg. Cette opération illustre l’accélération du retour de la Syrie dans les circuits économiques internationaux après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Ce montage financier associe ainsi la banque américaine JPMorgan à la Qatar National Bank (QNB) et à Abu Dhabi Commercial Bank (ADCB), dans le cadre d’un prêt destiné à un consortium dirigé par Power International Holding, conglomérat qatari lié à la famille d’origine syrienne Al-Khayyat.

Le prêt, d’une maturité de cinq ans, serait garanti par QNB, elle-même adossée au Qatar Investment Authority, l’un des principaux fonds souverains de la région. Il serait intégralement débloqué dès sa mise en place.

Les fonds serviront à financer des infrastructures stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports, dont un projet d’aéroport, jugés essentiels à la relance économique du pays. La Syrie, qui compte environ 26 millions d’habitants, cherche à attirer des capitaux étrangers pour reconstruire une économie dévastée par plus d’une décennie de guerre civile.

Depuis la transition politique, les autorités syriennes tentent de réintégrer progressivement les marchés internationaux, soutenues par un assouplissement partiel des sanctions américaines et européennes.

Cette opération souligne enfin la montée en puissance de Power International Holding dans la reconstruction syrienne, à travers sa filiale UCC Holding, et reflète la concurrence croissante entre investisseurs du Golfe pour la reconstruction de secteurs stratégiques en Syrie.

En février dernier, la banque mondiale avait estimé le coût total de la reconstruction de la Syrie à environ 216 milliards de dollars, soit 10 fois le PIB annuel actuel du pays.

Source: Al-Jazeera / Bloomberg