Plus de 640.000 déplacés libanais sont rentrés chez eux depuis la baisse des combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien fin juin, a rapporté le média local An-Nahar, citant l’Organisation internationale pour les migrations.
Selon l’OIM, 646.107 personnes ont regagné leurs localités depuis le 22 juin, sur plus d’un million de déplacés recensés par les autorités libanaises depuis l’ouverture du front libanais par le Hezbollah le 2 mars, en soutien à l’Iran.
Ces retours interviennent avant les premières étapes d’application de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, signé le 26 juin à Washington. Le texte prévoit le retrait israélien de deux zones pilotes, leur remise à l’armée libanaise et le désarmement des groupes armés non étatiques.
Selon An-Nahar, les autorités libanaises attendent le début du retrait israélien. Le média ajoute que le général américain Joseph Clearfield, actuellement en Israël, doit revenir au Liban pour discuter du calendrier du retrait israélien et de la remise de deux zones pilotes à l’armée libanaise.
– Joseph Aoun défend l’accord-cadre –
Le Hezbollah pro-iranien refuse de désarmer et rejette l’accord-cadre. Israël affirme de son côté que son retrait complet dépendra du désarmement du mouvement et de la fin de la menace contre le nord d’Israël.
Vendredi, le président libanais Joseph Aoun, à l’initiative des pourparlers avec Israël ayant abouti à l’accord, a défendu le texte. Il a affirmé que l’accord “ne légalise pas le maintien de l’occupation israélienne au Liban”, mais doit permettre à l’armée libanaise “d’étendre son contrôle à l’ensemble du territoire libanais”.
Dans une pique au Hezbollah, il a aussi déclaré que la décision de séparer la trajectoire du Liban du bras de fer entre l’Iran et les États-Unis posait problème à “ceux qui se sont habitués à la tutelle”.
Les retours concernent surtout les zones où la sécurité permet déjà aux habitants de revenir. Dans les localités proches de la frontière, le retour dépend encore du retrait israélien, du déploiement de l’armée libanaise et de la question des armes du Hezbollah.
Depuis le 2 mars, les frappes et opérations israéliennes ont fait plus de 4.000 morts au Liban, dont des centaines de femmes, d’enfants et de soignants, selon les autorités libanaises, tandis qu’au moins 36 Israéliens, militaires et civils, ont été tués côté israélien. Des frappes israéliennes ponctuelles sont encore signalées malgré la trêve.