Le Hezbollah refuse une formule de trêve limitée à l’arrêt des frappes israéliennes contre la banlieue sud de Beyrouth a rapporté mercredi 3 juin Al-Akhbar, média proche du mouvement pro-iranien.
Selon le quotidien libanais, le Hezbollah exige un cessez-le-feu global, sans exceptions, accompagné de « garanties concrètes », ainsi qu’un calendrier clair pour le retrait des forces israéliennes du sud du Liban.
Cette ligne, également défendue dans une tribune par Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du mouvement islamiste chiite, se heurte toutefois à la position israélienne, Tel-Aviv affirmant vouloir conserver sa liberté d’action militaire dans le sud du Liban.
Elle intervient alors que Washington tente de faire avancer des discussions directes inédites entre délégations libanaise et israélienne, sur fond de projet de trêve de 60 jours évoqué par plusieurs médias.
L’armée israélienne poursuit ses bombardements dans le sud du Liban, où elle a progressé ces derniers jours. Elle affirme vouloir repousser le Hezbollah, qui tire drones et missiles vers le nord d’Israël depuis la réouverture du front libanais en soutien à l’Iran, le 2 mars.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a de son côté menacé mardi de viser à nouveau la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite, en cas d’attaque contre le nord d’Israël.