L’actu arabe en un clin d’œil

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’est rendu dans la capitale syrienne ce 25 juillet, une première depuis Ban Ki-moon en 2009, a rapporté Enab Baladi. Ce déplacement intervient plus d’un an et demi après la chute de Bachar el-Assad et l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités dirigées par le président Ahmad el-Chareh, engagées dans une transition politique de cinq ans.

À l’issue de son entretien avec le chef de l’État syrien, le secrétaire général de l’ONU a appelé la communauté internationale à soutenir la reconstruction économique du pays, à rétablir les services essentiels et les infrastructures, et à favoriser la création d’emplois. Qualifiant la période actuelle de « moment charnière », il a estimé que la Syrie avait désormais l’opportunité de bâtir un avenir « plus stable, inclusif et prospère » après plus de quatorze années de guerre.

Les deux responsables ont également insisté sur la nécessité de respecter pleinement la souveraineté syrienne, en référence aux incursions militaires israéliennes dans le sud du pays. António Guterres a jugé « inacceptable » la situation autour du plateau du Golan et rappelé que ce territoire restait, selon le droit international, un territoire syrien occupé. De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a réclamé un retrait « immédiat et sans condition » des forces israéliennes des zones où elles se sont déployées.

Au cours de sa visite, le chef de l’ONU a également rencontré des représentants de la société civile, des organisations de défense des droits des femmes ainsi que la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), présente sur le Golan depuis 1974.

Malgré la fin du régime Assad, les défis restent immenses. La guerre civile, qui a duré de 2011 à 2024, a fait plus de 500 000 morts, provoqué le déplacement de plus de 10 millions de personnes et laissé 15,6 millions de Syriens dépendants de l’aide humanitaire. Selon la Banque mondiale, le coût de la reconstruction dépasse désormais 216 milliards de dollars, tandis que les Nations unies appellent les nouvelles autorités à renforcer les institutions, garantir une gouvernance inclusive et préserver la stabilité d’un pays encore marqué par les violences communautaires.

Source: Enab Baladi