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Les peuples du Golfe paient de leur “sécurité, de leurs richesses et de leur avenir” une confrontation qui ne leur offre “pas le minimum de paix” recherché, a estimé le quotidien omanais Oman Daily dans un éditorial publié le 3 juin sur l’impasse entre Washington et Téhéran.

Le texte est notable car il vient d’Oman, médiateur traditionnel entre Washington et Téhéran. Le sultanat avait encore tenté de maintenir le canal diplomatique fin février, deux jours avant les frappes américaines et israéliennes du 28 février contre l’Iran.

Selon Oman Daily, un accord reste difficile car plusieurs acteurs régionaux et internationaux voient dans la confrontation avec l’Iran un moyen de préserver leurs intérêts.

Selon le journal, la droite israélienne se sert de la menace iranienne pour remettre la sécurité d’Israël au centre du jeu régional et faire passer Gaza, la Cisjordanie et la question palestinienne au second plan.

Il pointe aussi “un courant influent” à Washington qui continue de miser sur la pression contre l’Iran, même au risque de maintenir la région “au bord d’une guerre ouverte”.

Le quotidien défend surtout une lecture golfienne de la crise : les États du Golfe disent ne pas vouloir la guerre, mais en subissent les effets sur leur sécurité, leurs infrastructures, leurs routes maritimes et leurs projets économiques.

Oman Daily estime enfin qu’un cessez-le-feu ne suffira pas. La région devra repenser “le sens de la sécurité” et les limites d’un ordre régional façonné loin d’elle, “à Washington, Tel-Aviv ou Téhéran”.

Source : Oman Daily