La Chine renforce son ancrage économique en Mauritanie avec un accord de location à long terme portant sur 2 400 hectares de terres agricoles dans la vallée du fleuve Sénégal, l’une des rares grandes zones cultivables du pays.
Le projet, signé le 12 mai, concerne M’Bagne, dans la région de Brakna, près de la frontière sénégalaise. Pour Nouakchott, l’enjeu est de développer la production locale et de renforcer la sécurité alimentaire dans un pays largement désertique, encore très dépendant des importations.
L’accord prolonge la coopération agricole entre les deux pays, déjà marquée par le Centre de formation agricole et de transfert de technologies de M’Bagne, soutenu par Pékin, et par plusieurs projets de modernisation des cultures.
Il s’ajoute à la présence chinoise dans les infrastructures, les mines et la pêche, notamment autour du port de Nouakchott et de projets miniers à Zouerate, dans le nord du pays qui font déjà de Pékin l’un des principaux partenaires économiques de la Mauritanie.